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 La réalliance

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aude
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MessageSujet: La réalliance   Dim 17 Mai - 22:22

Alors que le monde vacille, une nouvelle manière de vivre émerge, plus proche des autres et de la nature. Cette révolution discrète, que nous sentions à Psychologies sans pouvoir la nommer, s’appelle la « réalliance », selon l’experte des marques Françoise Bonnal. Travail, habitat, consommation : voici trois domaines de notre vie quotidienne qui ne seront plus jamais comme avant.
Hier


Jusqu’aux années 1960
L’heure est aux économies. Les commerçants proposent de l’autoproduction ou des matières premières, de quoi confectionner soi-même ses plats, ses vêtements. L’achat porte sur le minimum nécessaire. Les marques sont rares, elles revendiquent un savoir-faire, une origine.
Dans les années 1960-80
La consommation triomphe. Avec les Trente Glorieuses naissent la production de masse et la grande distribution. C’est l’heure de l’abondance, de l’électroménager, des produits tout faits. On goûte à tout et sans complexe. Les marques signalent la nouveauté, le progrès, le statut. C’est la « logomania ».
Dans les années 1990
C’est l’ère de l’hédoniste averti. Face à la consommation de masse, on cherche à se distinguer. L’heure est à la personnalisation de l’offre, aux forfaits ajustables. Le consommateur arbitre, compare, redoute de se faire avoir.
Il se défie des marques ou leur apporte sa touche personnelle.

Aujourd’hui


Nous entrons dans un rapport à la consommation plus responsable, plus exigeant. C’est la « consom’action ». Des termes apparaissent : développement durable, décroissance, conso-stoppeurs, qui décrivent tous une consommation tournée vers la préservation de l’environnement et le respect des producteurs. « La réalliance renoue ainsi avec le principe d’économie de la tradition, mais ne boude pas l’innovation ni le plaisir », explique Françoise Bonnal. Élizabeth Pastore-Reiss (1) est consultante et fondatrice de l’agence Ethicity. Elle explique son métier, tout à fait dans la mouvance : « Nous aidons les entreprises à concevoir des produits et des services conformes aux enjeux du développement durable, en les amenant, notamment, à concilier ce qui jusque-là n’allait pas ensemble : des matériaux bruts “et” beaux, de la cosmétique bio “et” qui sent bon… »
Le consommateur apprécie. Et juge de plus en plus les produits non seulement sur leur valeur d’usage (praticité, simplicité, sensorialité), mais aussi sur les retombées économiques, sociales et environnementales de leur production. Il se tourne vers les labels éthiques et les circuits économiques alternatifs (coopératives, microentreprises, réseaux communautaires) fondés sur l’échange de services, le partage de savoir, la cocréation. Son exigence pousse les grands groupes à concilier les ambitions de la mondialisation et le soutien au développement local, et les marques, à devenir synonymes d’engagement. Danone s’est ainsi associé avec Grameen, la « banque des pauvres » créée au Bangladesh par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006, pour créer de l’emploi et améliorer l’alimentation et la santé des populations locales. « Nous nous dirigeons peut-être vers un capitalisme vert et à visage humain », espère Françoise Bonnal. Aux consommateurs, par leurs choix, de faire la différence.
Expérience : J’achète mes fruits et mes légumes à une association paysanne


Sophie, 40 ans, productrice de télévision, mariée, trois enfants : « Je consomme local et bio. J’achète mes fruits et légumes à deux agricultrices de la région parisienne en passant par une Amap (1). Je paye d’avance une année de paniers assortis (quinze euros pièce) que je vais chercher chaque semaine, à vélo, à l’autre bout de Paris. C’est une démarche complète : citoyenne, bio et sportive ! Et ludique : chaque semaine, je découvre des légumes différents, oubliés ou pas calibrés, que j’apprends à cuisiner…
Mettre de la réalliance dans son quotidien


Résister aux tentations.
Par exemple, en se donnant du temps pour se détacher de la pulsion d’achat, en se demandant à chaque fois si tel ou tel vêtement est vraiment nécessaire (sans oublier que le plaisir fait partie des nécessités).
Privilégier le naturel.
En favorisant les petits producteurs et les modes de production éthiques : cela coûte parfois plus cher à l’achat, mais se révèle plus rentable pour tout le monde (la santé des uns, la survie des autres). Les labels bio et équitable sont de bons indicateurs d’une consommation responsable.
Donner, revendre, recycler.
En se procurant les guides papier, ou en consultant les sites Internet de troc, d’échange, d’enchères ou de location. Ils sont légion. Plus aucune raison de ne pas s’y mettre !
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